L’ergonomie Web vue par les internautes

Ce mois-ci, le pôle Conseil en ergonomie de Benchmark Group a mis en ligne les résultats d’une enquête très intéressante : “Ergonomie des sites Web : le verdict des internautes”. Cette enquête a été menée au cours du mois de novembre 2008 auprès des lecteurs du Journal du Net et de L’Internaute Magazine. L’enquête a recueilli 824 réponses.

Nous vous invitons fortement à la consulter.

Voici quelques informations à retenir :

1- 75% des internautes rencontrent encore «souvent» des difficultés pour trouver ce qu’ils cherchent sur les sites qu’ils consultent, et que 58% sont «souvent» confrontés à des problèmes de navigation.

2- 66% trouvent les contenus des sites «souvent mal présentés» et 47% «l’allure de la page d’accueil souvent peu engageante».

3- 7 internautes sur 10 ne reviennent pas sur un site où ils ont rencontré des problèmes de navigation ou d’orientation.

Finalement, voici un des schémas qui se retrouve dans les résultats de l’enquête que nous souhaitons partagez avec vous.

Qu’en pensez-vous ?

Source : PEG veille pour vous

Billet initialement publié sur Mikimya

L’ergonomie Web ou l’art du formulaire en ligne

L’architecture Web, l’ergonomie Web et la rédaction Web sont à considérer pour la création d’un formulaire en ligne. Afin de proposer une bonne expérience utilisateur, le formulaire doit proposer un contenu clair et précis et efficace. L’internaute doit également pouvoir y vivre une expérience utilisateur sans y perdre de temps.

Les principes de conception d’un formulaire en ligne

Afin de concevoir un formulaire en ligne à la fois claire, efficace et navigable, il faut marier adéquatement architecture Web et rédaction Web.

Voici quelques principes importants :

• Déterminer le public cible du formulaire en ligne;
• Déterminer la fonction du formulaire en ligne;
• Énumérer les informations présentées à l’utilisateur;
• Catégoriser les informations et effectuer un tri;
• Rédiger de façon claire et compréhensible;
• Dessiner une architecture Web pour le formulaire en ligne.

L’ergonomie Web d’un formulaire en ligne

L’ergonomie Web est essentielle pour une conception efficace et navigable d’un formulaire en ligne. L’ergonomie Web permet notamment à l’utilisateur de remplir facilement les champs de saisies.

Voici quelques règles à retenir :

• Créer un visuel efficace pour le formulaire en ligne;
• Faciliter la saisie de données en adaptant la longueur de la ligne;
• Si le formulaire est long, le présenter en plusieurs étapes (pages);
• Soigner la présentation des libellés;
• Permettre de revenir en arrière pour modifier ses informations;
• Résumer les informations saisies lors de la dernière étape;
• Afficher un message de confirmation à la toute fin du formulaire en ligne;
• Envoyer une confirmation finale à l’utilisateur par courriel.

Des tests utilisateurs sont conseillés, et ce, qu’il s’agisse de l’architecture Web, de l’ergonomie Web ou de la rédaction Web. Les tests utilisateurs permettront d’améliorer notamment la gestion des erreurs. En bref, des tests utilisateurs permettront de se rapprocher d’une expérience utilisateur réussie.

Pour conclure

Le formulaire en ligne demande une conception minutieuse. Étant souvent présenté dans un contexte transactionnel, il doit susciter la confiance de l’utilisateur. Sa conception doit être effectuée dans le respect des normes imposées par l’architecture Web, l’ergonomie Web et la rédaction Web. Un savant mélange des 3 augmentera ses chances de succès.

Afin d’en apprendre plus sur la conception d’un formulaire en ligne, nous vous invitons à consulter les billets de Frédéric Cavazza, Luke Wroblewski (fichier .PDF) et Jean-Claude Grosjean.

Billet initialement publié sur Mikimya

L’ergonomie Web de la page d’accueil ou l’art de bien recevoir

L’ergonomie Web d’une page d’accueil est essentielle pour une bonne expérience utilisateur.

La page d’accueil est la porte d’entrée par laquelle entre vos visiteurs. L’ergonomie Web est une méthodes qui vous permet de mieux les accueillir chez vous.

Il faut d’abord prendre en considération quelques points sur la page d’accueil:

  1. C’est la page la plus analysée dans tout le site Web;
  2. C’est la page qui donnera le ton de la visite à l’internaute;
  3. C’est la page qui donnera ou non envie à l’utilisateur de rester ou de partir.

Malgré son importance dans la visite de l’internaute, la qualité de son ergonomie Web est encore négligée.

Jakob Nielsen, expert en ergonomie Web et utilisabilité, s’est souvent penché sur la question des pages d’accueil .

Il a mentionné lors d’une entrevue accordée en 2004 que les sites Web se doivent d’apprendre à accueillir des visiteurs de plus en plus pressés.

En 2008, le problème d’une mauvaise ergonomie Web sur les pages d’accueil persiste toujours.

Quelques points à savoir sur la bonne ergonomie Web d’une page d’accueil ?

Les critères d’évaluation bonne ergonomie Web pour la page d’accueil sont les mêmes que pour n’importe quels autres outils numériques:

1. Utilité
2. Accessibilité
3. Simplicité
4. Convivialité

Par quoi ça se traduit dans le contexte d’un site Web?

En insérant:

• Le nom de l’entreprise ainsi que son logo;
• Un court texte résumant le contenu du site Web;
• Un résumé des activités récentes de l’entreprise (réalisations, billets de blogue, etc.)
• Un court texte expliquant l’objectif du site Web auprès des utilisateurs;
• Les coordonnées de l’entreprise (courriel, téléphone, etc.).

De quel type de contenu s’agit-il? Est-il sur le bon site? Pourra-t-il trouver ce qu’il recherche facilement? Ce sont des questions auxquelles l’utilisateur doit trouver rapidement réponse.

Quelques points à savoir sur la mauvaise ergonomie Web d’une page d’accueil ?

S’il existe de bonnes pratiques, il en existe malheureusement aussi des mauvaises. En voici quelques exemples:

• Une introduction (clip en Flash, le choix de la langue, etc.);
• Une page en construction;
• Un lien vers un autre site.

L’utilisateur est pressé. Il n’a pas de temps de franchir des étapes inutiles au court de sa visite chez vous.

En savoir plus sur l’ergonomie Web des pages d’accueil ?

Ce sujet, tel que mentionné plus haut, a fait l’objet de nombreuses études pour bien des experts en ergonomie Web et utilisabilité. Outre Jakob Nielsen mentionné plus haut, nous pouvons également citer Daniel Lafrenière, conseiller en expérience utilisateur, qui a également soulevé des points intéressants sur le sujet.

Il y a aussi Marie Tahir, co-auteure d’un livre portant sur la question qu’elle a écrit en compagnie de Jakob Nielsen.

Même si nous sommes loin de citer ici la liste entières des ergonomes ayant pris position sur la question, tous s’entendent sur un point:

La page d’accueil est en quelque sorte le sommaire exécutif de votre entreprise. C’est donc votre chance de donnez au visiteur l’envie d’en apprendre plus sur vous. Ne la ratez pas!

Billet initialement publié sur Mikimya

Vers la règle du clic unique ?

Voilà 10 ans que l’internet existe, 10 ans où il n’à cessé de croître et pendant lesquels les utilisateurs ont eu largement le temps de se familiariser avec les logiques de recherche d’information. En 10 ans les comportements ont fortement évolué et nous n’en sommes qu’au début.

L’illustration la plus flagrante de cette modification de comportement est la fonction de base de l’internet : la recherche d’information. Depuis l’avènement du roi Google, le niveau d’exigence des utilisateurs a été rehaussé au plus haut point : soit l’information qu’ils cherchent se trouve dans les 5 premiers résultats, soit elle n’existe pas. Avouez-le, votre comportement à également évolué : depuis combien de temps ne vous êtes-vous pas aventuré au-delà de la première page de résultat ?

Voilà pourquoi il est temps de se rendre à l’évidence : les habitudes et réflexes liés à la recherche d’information ont irrémédiablement changé et nous nous dirigeons vers des comportements extrêmes. Alors je pose ici une question ouverte : à quand la règle du clic unique ?

Cette règle repose sur un postulat simple : pour une information qui représente une certaine valeur, vos utilisateurs n’iront pas plus loin qu’un clic depuis votre page d’accueil ou depuis la première page de résultats de Google.

Mais avant de rentrer des les détails de cette règle, laissez-moi dans un premier temps enterrer définitivement la pseudo règle des 3 clics.

Oublions la règle des 3 clics

Il existe une précédente règle relative au nombre maximum de clics “tolérés” par les utilisateurs avant d’accéder à l’information qu’il recherche : la règle des 3 clics. J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur l’absurdité de cette règle (voir à ce sujet mon précédent billet : En finir avec la règle des 3 clics, qui a été rédigé il y a près de 3 ans !) mais je souhaite quand même enfoncer le clou une dernière fois : réduire le nombre de clics pour atteindre le niveau le plus profond dans un site revient à complexifier son arborescence. Pour faire simple, cela implique de confronter l’utilisateur à plus de liens à chaque clic, donc des choix plus longs, donc plus de risques d’erreurs, donc plus de frustration.

Je ne sais pas qui est à l’origine de cette règle mais les grands gourous de l’utilisabilité ne l’ont jamais cautionné. Pire, ils l’ont démonté au travers d’arguments très précis :

Moralité : oubliez la règle des 3 clics car elle n’est pas fondée.

La valeur relative de l’information

Il ne faut pas être devin pour comprendre que les informations à forte valeur ajoutée doivent figurer en page d’accueil, ou du moins qu’un lien y menant doit figurer en page d’accueil. Oui, mais à forte valeur ajoutée pour qui ? Car c’est là où réside une forte zone d’ombre : qui peut décider de la valeur d’une information ? En fait, tout est fonction de contexte : n’importe quelle information, aussi insignifiante peut-elle paraître à vos yeux, peut potentiellement représenter de la valeur à un utilisateur du moment qu’elle est restituée dans le bon contexte.

Voilà tout est dit, même s’il existe une hiérarchie dans l’information présente sur site, aucune ne mérite d’être perdue au fond d’une arborescence. Et dites-vous bien une chose : si les utilisateurs ne trouvent pas ce qu’ils cherchent sur votre site, ils trouveront l’information ailleurs : sur un portail, sur un blog, sur Wikipedia, ou sur le site de votre concurrent ! N’oubliez pas que Google dispose de près de 100.000 serveurs qu’ils font fonctionner jour et nuit pour indexer en permanence le contenu de l’internet. En fait le plus gros danger n’est pas que les utilisateurs ne trouvent pas ce qu’ils recherchent, car de toute façon ils trouveront. Non, le plus dangereux est que vos utilisateurs trouvent de l’information qui vous concerne mais dans un environnement que vous ne contrôlez pas.

Nous sommes bientôt en 2007, et le problème de l’infobésité se fait ressentir tous les jours de façon toujours plus pressante. Après avoir passé 10 minutes à chercher une information précise, pensez-vous sincèrement que les utilisateurs vont investir encore plus de leur précieux temps pour vérifier la véracité de l’information qu’ils ont eu tant de mal à trouver ? Non, et c’est bien là le problème ! Car s’ils ont été induit en erreur par une information fausse (ou légèrement transformée), ce n’est pas la source qu’ils vont blâmer, mais plutôt ceux qui auraient initialement dû la publier.

Prenons l’exemple d’un utilisateur qui cherche une information comptable sur une société X (admettons le taux d’endettement d’une des filiales de Danone en 1998). Après avoir échoué sur le site de ladite société, notre utilisateur parvient à trouver son information au fin fond du forum d’un portail boursier (par exemple sur Boursorama). Si ce chiffre est faux, à qui cet utilisateur va en vouloir : à l’auteur du post sur le forum, au portail financier ou plutôt à la société qui devrait rendre facilement accessible ses données comptables ?

Prenons un deuxième exemple : un utilisateur veut vérifier la compatibilité d’un accessoire avec son appareil photo numérique. Pour cela, il recherche une liste exhaustive des caractéristiques techniques de son appareil sur le site du constructeur… sans succès. Il finit par trouver son information sur le blog d’un amateur de photo, mais se rend compte que l’accessoire en question n’est pas compatible. Envers qui cet utilisateur va-t-il exprimer sa frustration : l’auteur du blog ou le constructeur de l’appareil qui aurait dû publier des fiches techniques plus complètes ?

Permettez-moi d’insister sur ce dernier point : publier une information ne suffit pas, encore faut-il s’assurer qu’elle est visible et trouvable. N’oubliez pas que le client est roi et que si vos utilisateurs ne trouvent pas ce qu’ils cherchent, ils seront alors convaincus que l’information n’a pas été publiée sur votre site.

Comprenez bien que vous avez tout à gagner à rendre l’information facilement trouvable sur votre site. Et inversement : vous avez tout à perdre si vos utilisateurs vont chercher de l’information vous concernant sur d’autres sites ou blogs.

Comment respecter la règle du clic unique ?

Il existe deux manières de respecter cette règle : mieux exploiter votre site (système de navigation et de recherche) et mieux exploiter les moteurs de recherche.

Le premier travail que vous devez effectuer est de vous assurer de la performance de vote site. A commencer par le système de navigation : les grandes rubriques sont-elles facilement repérables et intuitives ? Les sous-rubriques sont-elles facilement navigables ? Les intitulés des items de navigation sont-ils facilement compréhensibles ? Utilisent-ils le langage des utilisateurs finaux ou votre jargon interne ? Votre offre est-elle présentée et structurée en fonction des besoins des clients ou selon l’organisation interne ? Avez-vous testé votre système de navigation à l’aide d’outils comme le tri par cartes ou des tests-utilisateurs ?…

De même, vous devez également vous assurez de la pertinence de votre moteur de recherche interne : Toutes les pages du site sont-elles indexées ? La liste de résultats est-elle facile à comprendre ? Les résultats peuvent-ils être triés (par pertinence, date…) ? Est-il possible d’affiner une recherche ? Proposez-vous des alternatives (termes associés, fautes de frappe…) ? Existe-t-il un lexique ? Epluchez-vous vos statistiques de recherche pour savoir quels sont les termes les plus recherchés ?…

Il existe en fait un grand nombre de choses à vérifier et à affiner. Mais ne vous leurrez pas :aucun logiciel magique ou système expert ne pourra faire ce travail à votre place. Toute l’optimisation des systèmes de navigation et de recherche peut être réalisée à moindre coût, l’important étant de ne pas lancer un chantier de refonte pharaonique une fois tous les 5 ans mais plutôt de répartir ces tâches sur toute cette durée et de favoriser l’amélioration continue. La bonne nouvelle c’est que même un stagiaire peut réaliser ces optimisations, il faut juste se poser les bonnes questions et savoir chercher les réponses au bon endroit.

Le second travail à réaliser pour respecter la règle du clic unique consiste à optimiser le référencement de votre site, ou plutôt de TOUTE l’information contenue dans votre site. Car c’est là où réside une forte ambiguïté : référencer correctement un site ne consiste pas forcément à faire remonter la page d’accueil en tête de liste de résultats sur un mot-clé générique. Dites-vous bien une chose : le meilleur référencement possible est le référencement naturel. Il existe déjà de nombreux articles sur le référencement durable qui traite de ce sujet. Ainsi, je vais juste insister sur un point qui me semble essentiel : la lisibilité du code. Plus votre code source est “propre”, c’est-à-dire plus il respectera une sémantique HTML correcte, et meilleure sera l’indexation réalisée par les moteurs de recherche.

En un mot comme en cent, ne cherchez pas à lutter contre Google, essayez plutôt de jouer selon les règles qu’il a défini : pas de pages fantômes, fermes de liens et autres pratiques illicites. Le référencement est un actif immatériel stratégique pour un site, un peu comme une marque. Il serait illusoire de penser qu’en deux ou trois bidouilles vous arriverez à déjouer les algorithmes que les meilleurs chercheurs de la planète ont mis des années à peaufiner. Avoir un référencement pertinent demande du temps et de la rigueur. Encore une fois, il est important de privilégier un travail de fond plutôt qu’un grand coup d’éclat à l’occasion d’une nouvelle version d’un site.

Il n’est jamais trop tard

Oui je sais ce que vous êtes en train de vous dire : il exagère, nous n’en sommes pas encore là,avec notre page rank de 7, nous sommes à l’abrinous avons réalisés des tests l’an dernier et ça nous a coûté une fortune… Et pourtant, l’heure tourne et l’internet continu de grossir. Jours après jours, mois après mois, le nombre de sites / blogs / wikis / portails / flux RSS… ne cesse de croître, obligeant les internautes à modifier leurs habitudes de recherche et de consommation de l’information.

La règle du clic unique n’est peut-être pas LA nouvelle règle ultime en matière d’ergonomie, mais elle reflète une réalité et préfigure ce à quoi nous (les concepteurs de sites) devons nous préparer. A vous maintenant de décider si vous voulez être bénéficiaire ou victime de l’infobésité.

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.

Arrêtez d’embêter vos utilisateurs !

 

Mais oui enfin, arrêtez donc d’embêter vos utilisateurs avec vos pop-up et vos enregistrements obligatoires. C’est en substance ce que l’on peut apprendre du dernier billet publié sur GrokDotCom : What Site Visitors Find Annoying. Cet article (qui s’appuie sur une étude publiée en août 2005) dresse une liste des pratiques qui irritent le plus les internautes :

  1. les pop-up
  2. les plug-in à installer
  3. les liens morts
  4. les créations de compte obligatoires
  5. la lenteur des pages
  6. les contenus obsolètes…

Et tant qu’on y est, je vous recommande également ce très bon article sur comment concevoir une page d’accueil qui tient ses promesses : Home Page Goals.

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.

L’utilisabilité en 5 notions-clés

Ce soir je vous propose de (re)découvrir l’utilisabilité au travers de 5 notions clés :

  1. La capacité d’apprentissage (Learnability)
  2. L’efficacité (Efficiency)
  3. La capacité de mémorisation (Memorability)
  4. La tolérance aux erreurs (Error tolerance)
  5. La capacité à répondre à un besoin exprimé (Satisfaction)

En plus, toutes ces explications nous sont fournies par Tristan Louis, un français expatrié au États-Unis, Cocorico !

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.

Standards de conception et conventions de présentation

Le dernier édito de Jakob Nielsen aborde un sujet houleux : les standards et conventions de présentation (The Need for Web Design Standards). Dans cet article, l’auteur nous fait très justement remarqué que des standards de présentation se sont développés de facto et sont aujourd’hui une réalité (logo en haut à gauche, panier d’achat en haut à droite…). Non seulement ces standards rassurent les utilisateurs qui retrouvent leurs marques de sites en sites, mais en plus, ils les aident à surfer plus vite et plus efficacement. Là où ça se corse, c’est quand il est question d’étendre ces conventions de présentations à d’autres éléments d’une interface, car il est tout de suite beaucoup plus dur de trouver des dénominateurs communs.

J’ai un avis partagé sur le sujet : d’un côté je suis persuadé que les conventions ont du bon et que les utilisateurs ont besoin d’être rassurés et de retrouver les éléments principales plus ou moins aux mêmes endroits pour se sentir à l’aise. L’exemple du Minitel est là pour nous le rappeler : la nature rudimentaire du Minitel obligeaient les concepteurs de sites à utiliser toujours les mêmes interfaces de navigation (boutons Envoie, Suite, Retour, Sommaire, Guide…). D’un autre côté, le web est grand et il faut bien un peu d’originalité pour se démarquer et ressortir du lot. En fait, la réponse à la question standards ou originalité doit trouver sa réponse dans la nature de l’activité du site web. Quand vous vous appelez Harley Davidson, que vos motos sont 3 fois plus cher et 3 fois moins fiables que des motos japonaises, soigner son image de marque est un impératif. Par contre, quand vous proposer un service banalisé (développement de photos en ligne, vente de livres ou de CD…) vous n’avez aucune raison de sacrifier la simplicité d’utilisation sur l’hôtel de l’originalité.

Voici donc ma conclusion : Dans la mesure du possible, mieux vaut éviter les intro Flash qui déchirent et les typos ultra-modernes dernier cri que personne n’arrivent à lire à part le designeur sur son écran 28”, sauf si la valorisation de l’image de marque est un impératif qui prévaut sur tous les autres aspects. Bref, à moins que vous travaillez dans l’univers du luxe, je vous recommande de vous inspirer de conventions de présentations qui existent comme celles présentent sur des sites comme Web Design patterns ou Web Design Practices. Et pour ceux qui souhaite une ressource en français, il y a toujours les très bon articles d’Amélie sur Ergolab (Ergonomie de la page d’accueil entre autres).

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.

Quelle différence entre un site utilisable et utile ?

Le très bon site StepTwo nous propose cette semaine un article court mais interessant sur la différence entre un site utilisable et utile : The difference between usable and useful. C’est tout simple :

  • l’utilisabilité représente la facilité d’utilisation et d’apprentissage et concerne surtout les interfaces et l’organisation des données (l’architecture de l’information);
  • L’utilité d’un site représente son aptitude à satisfaire les besoins des utilisateurs, cette notion concerne surtout la nature du contenu et des fonctionnalités.

Voilà, je vous avait dit que c’était simple. Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger l’article au format PDF. Sinon, vous pouvez également consulter la section utilisabilité de ce site pour y trouver des ressources intéressantes pour approfondir le sujet.

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.

En finir avec la règle des 3 clics

Qui ne connaît pas la règle des 3 clics : aucune information ne doit se trouver à plus de trois clics, ou encore les utilisateurs ne doivent pas faire plus de 3 clics pour trouver ce qu’ils cherchent. Depuis le temps que j’enrage sur cette fausse règle, les gens de chez UIE apportent enfin de l’eau à mon moulin avec une étude très sérieuse sur le sujet : Testing the Three-Click Rule. En voici les conclusions :

  • Il n’y a pas de rapport entre le nombre de clics et la réussite d’une recherche d’information;
  • Les utilisateurs ne sont pas plus tenté de quitter un site après 3 clics qu’après 12 clics;
  • Sur l’ensemble des tâches testées par les utilisateurs, un taux moyen de réussite de 80% a été atteint avec une moyenne de 12 clics;
  • Il n’y a aucun rapport entre le nombre de clics effectués par les utilisateurs et leur sentiment de satisfaction (ou de frustration) vis à vis d’un site Web.

La conclusion de l’étude est la suivante : le nombre de clics importe peu, l’essentiel est que les utilisateurs arrivent à leur fin.

A mon tour de broder un peu sur le sujet. Cette fameuse règle des 3 clics part d’un bon sentiment mais sa mise en application dépend de beaucoup trop de choses. Sur mon site par exemple, où le volume de contenu est relativement faible, tout est accessible en moins de 3 clics. Comment peut-on arriver au même résultat sur des sites de tailles beaucoup plus importante comme celui deMicrosoft ou d’AXA ? La réponse est la suivante : c’est tout simplement impossible, et le pire c’est que ce n’est pas si grave. Encore une fois, l’important n’est pas le nombre de clics mais les difficultés que les utilisateurs vont rencontrer pour trouver leur information (ou accomplir leur tache). Je m’explique : Plus vous réduisez le nombre de clics et plus vous devez augmenter le nombre de choix possibles par pages, c’est mathématique. En d’autres termes, en réduisant le nombre de clics (donc de choix) on augment la charge cognitive, la réflexion que l’utilisateur devra mener pour choisir le bon lien. En clair, un utilisateur pour arriver à ses fins peut mettre 15 secondes et 3 clics ou alors 10 secondes et 5 clics. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il passera moins de temps à lire l’ensemble des liens disponibles, interpréter les choix possibles et prendre une décision.

En conclusion, je dirais ceci, plutôt que de s’en tenir à la règle des 3 clics et devoir exposer les utilisateurs à des choix trop compliqués, mieux vaut privilégier la simplicité d’utilisation en proposant aux utilisateurs des choix plus simples (donc moins source d’erreurs) quitte à leur faire faire plus de clics. De toute façon, les utilisateurs adorent cliquer, je l’ai constaté à maintes reprises lors des tests d’utilisabilité que j’ai pu mener !

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.