Cette affirmation est fondée sur une séance d’observation d’une quarantaine d’internautes français, américains et japonais. Les enseignements sont les suivants :
Le deuxième lien sponsorisé est plus regardé que le premier et même plus que les second et troisième liens organiques ;
Temps moyen de regard sur les liens de Google
Les liens sponsorisés ne sont pas regardés dans l’ordre ;
Les liens sponsorisés de haut de page sont plus regardés que ceux de droite ;
Le sixième lien sponsorisé de droite est plus regardé que les quatrième et cinquième ;
Temps de regard sur les liens sponsorisés de doite de Google
Les images modifient le schéma de lecture.
Parcours de l'oeil d'une page Google avec des images
Voilà qui est donc très instructif et qui nous confirme que les résultats organiques (en particulier le premier lien) sont le centre d’attention de la page, du moins dans une liste de résultats textuels car les vignettes d’images ou de vidéos attirent immanquablement l’oeil.
Comme on est jamais mieux servi que par soit même, Google a récemment rendu public une étude de type eye-tracking (oculométrie en français) sur sa page de résultats : Eye-tracking studies: more than meets the eye. Rien de très révolutionnaire dans cette étude si ce n’est la confirmation de la fameuse règle du triangle d’or formé par le logo, les premiers résultats et les liens sponsorisés :
Le triangle d'or de la page de résultat de Google
Cerise sur le gâteau, ils nous proposent également une petite vidéo très spectaculaire mais qui n’apporte pas grand chose :
Plus intéressant, la société Miratech (spécialisée dans l’oculométrie) vient de publier les résultats de sa propre étude : La lecture d’une page de résultats Google. Les enseignements sont grosso-modo les mêmes mais des compléments d’informations sont apportés. Tout d’abord le fameux triangle d’or est une réalité mais qui s’inscrit dans une dimension temporelle qui a son importance : les liens sponsorisés ne sont lus que 4 secondes après les résultats centraux et ne représente qu’une tout petit part d’attention.
Répartition des temps de regards chez Google
Deuxième enseignement intéressant : il n’existe pas de schéma de lecture-type qui fasse l’unanimité (notamment le fameux schéma de lecture en F) :
Schémas de lectuer dispersés sur la page de résultats de Google
Moralité : même si les livrables d’une étude de eye-tracking sont très spectaculaires et à priori évidents, ils demandent de l’expertise et surtout de la finesse dans leur interprétation.
Pour compléter votre exploration du eye-tracking, je vous recommande les deux articles suivants :
Le JDNet vient de publier un dossier très complet sur les résultats d’une analyse de eye-tracking portant sur les modes de lecture des listes de résultats de recherche : Comment les internautes lisent les résultats de recherche.
Je vous recommande vivement la lecture complète de ce dossier, mais si vraiment vous n’avez pas le temps (et ça serait bien dommage), voici un petit résumé :
Les internautes lisent les résultats de recherche de manière linéaire ;
La majorité d’entre eux survolent au moins trois à quatre résultats ;
Plus un résultat sera bas dans la page, moins il a de chance d’être vu et cliqué ;
Un résumé plus long (6 à 8 ligne) aide les internautes à choisir le bon résultat.
Mais encore une fois, la lecture du dossier vous apporte des informations précieuses.
Vous trouverez ainsi dans cet article une liste des bénéfices et enseignements que l’on peut tirer d’une analyse basée sur le Eye-Tracking. Et comme l’auteur est très en forme, il nous livre également un ensemble de trucs et astuces pour réussir une session de Eye-Tracking.
Voilà un bel exemple de la capacité de la profession (celle des ergonomes et des experts en utilisabilité) à se remettre en question : F-Shaped Pattern For Reading Web Content. Jakob Nielsen (encore et toujours lui !) nous livre en effet les conclusion d’une étude récemment menée : lorsque les utilisateurs scannent une page web, le parcours de l’oeil ne décrit pas un ‘Z’ mais un ‘F’.
La preuve en image :
Concrètement, lorsque les utilisateurs parcourent une page web, leur oeil suit un mouvement descendant jusqu’à accrocher un élément intéressant qu’il va lire de gauche à droite. En gros, l’oeil se déplace dans deux directions qui correspondent à deux modes de recherche :