Apple réinvente le système de gestion de fichiers dans iWork

Apple a lancé en fin de semaine dernière la dernière version de son système d’exploitation Mac OS. Beaucoup de nouveautés dans ce Lion (mode plein écran, Mission Control, Lauchpad…) et surtout des choix de conception audacieux (natural scrolling sur le pavé tactile).

Mais le changement le plus important concerne la gestion des fichiers avec les fonctions Auto-Save et VersionsLes changements sont automatiquement enregistrés (très pratique si vous fermez l’application sans faire de sauvegarde) et sont accessibles au travers d’une interface directement héritée de Time Machine :

Revenir à une version précédente avec iWork et Versions

Déjà implémentée sur les logiciels natifs comme Finder, cette gestion des versions est également disponible dans iWork (avec une petite mise à jour). L’air de rien, les équipes de Apple viennent tout simplement d’imposer un gestionnaire de versions dans une suite bureautique et de signer l’arrêt de mort du « Enregistrer sous…« .

Pour créer une copie d’un document, vous ne pouvez plus l’enregistrer sous…, il faut maintenant le dupliquer. De même, la sauvegarde est automatique (toutes les 5 minutes il me semble) mais vous pouvez forcer l’enregistrement d’une nouvelle version.

Le nouveau système de fichier dans iWork

Je ne vous cache pas que ma première réaction a été de me dire : « Pourquoi vouloir changer un système qui fonctionne bien ?« . Mais en réfléchissant plus profondément, je me suis rendu compte que ce système ne fonctionnait pas si bien que ça et qu’il m’a fait perdre de précieuses heures de travail par le passé. Vous noterez que ce principe de gestion des versions remplaçant celui des fichiers a déjà été abordé par Alan Cooper il y a quelques années dans son livre About Face.

Autre conséquence de ce nouveau système : Tous les fichiers déjà créés sont verrouillés, pour les modifier il faudra donc les déverrouiller. Là encore ma première réaction a été de me dire : « Non mais de quoi j’me mêle, d’où il me verrouille mes fichiers l’autre ?« . Pourtant il s’avère que cette protection est très précieuse : Vous pouvez maintenant consulter à loisir de nombreux fichiers pour en créer / modifier un nouveau sans craindre la fausse manipulation.

Verrouillage des fichiers dans iWork

Ce nouveau système de gestion des fichiers (en fait des versions) est donc une approche déroutante au début, contraignante, mais terriblement plus efficace, surtout combinée avec l’historique des versions. En y réfléchissant bien, on se rend vite compte que ce système n’est pas neuf, il est déjà en vigueur dans les suites bureautiques en ligne (Google Docs, Zoho…).

Précision importante : Les versions sont stockées sur votre disque dur, donc si vous envoyez le fichier à quelqu’un d’autre, l’historique des versions est perdu. Dommage, il aurait été intéressant d’avoir une option pour « attacher » les versions à un document et pouvoir ainsi parcourir l’historique si besoins ur un autre ordinateur.

Avec cette nouvelle gestion des versions imposée dans iWork, Apple est donc en train d’éduquer le marché de force au mode de fonctionnement des logiciels en ligne et des documents hébergés dans les nuages. Je ne suis pas devin, mais je parierais bien ma souris que la prochaine version d’iWork intégrera de façon bien plus profonde le service de collaboration iWork.com. Nous pourrions même anticiper une plateforme de collaboration en ligne plus poussée comme peut en proposer Acrobat.com (tout ceci ne risque pas de calmer les esprits entre Apple et Adobe !).

Et vous, est-ce que vous appréciez ce nouveau système ?

De l’art de concevoir de beaux boutons

Les boutons ont toujours été source de débats sans fin dans le petit monde du web design. Ces débats sont amplement justifiés dans la mesure où les boutons sont (schématiquement) l’élément d’interface qui favorise ou pénalise une vente en ligne. Un simple ajustement sur un bouton peut ainsi avoir d’énormes répercussions sur votre C.A. (The $300 Million Button).

J’ai dernièrement lu deux articles très intéressants publiés sur UX Movement à propos des boutons et de la manière d’optimiser leur emplacement :

Ces deux articles sont suffisamment bien argumentés pour mettre fin au débat. Mais rassurez-vous, les débats continuent en ce qui concerne les boutons utilisés dans le commerce en ligne. Dans ce domaine-là, tout est question d’expérimentation et d’audace, notamment en jouant sur la taille, la forme et la mise en scène du taux de promotion :

Mais en règle générale, il est tout de même possible d’isoler des bonnes pratiques :

  • Localisez le bouton de passage à l’action dans une zone chaude (généralement en bas à droite) ;
  • Utilisez des couleurs attrayantes (jaune, orange ou vert) ;
  • Employez les bons termes pour convaincre et rassurer (pas de « Valider« ) ;
  • Jouez sur les contrastes et l’espace blanc pour faire ressortir le bouton du reste de la page ;
  • N’hésitez pas à utiliser un gros bouton et une grosse police de caractère (n’ayez pas peur de vendre) ;
  • Aider l’utilisateur à anticiper les étapes suivantes pour le mettre en confiance.

Ces 6 conseils peuvent vous sembler relever du bon sens, mais ils sont très moins d’être appliqués partout. Pour avoir les arguments et les exemples qui vont avec, je vous recommande les articles suivants : Killer Buttons That Increased Conversion RatesCall to Action Buttons: Examples and Best PracticesHow to Design Buttons to Help Improve UsabilityWeb Design Trends: Call To Action Buttons et Good Call to Action Buttons.

Personnellement, je milite pour des boutons de bonne taille avec une forme classique, mais qui ne soient pas trop raffinés dans leur typo ou traitement graphique (simple et efficace). Mais encore une fois, tout est question de contexte (en fonction de l’univers graphique de la marque) et d’expérimentation (à vous de faire des tests A/B ou multivariables pour trouver la bonne combinaison).

Pour illustrer l’éventail des possibles et vous inspirer dans votre recherche, je vous recommande enfin cette très complète collection de boutons (qui date de 2007, mais reste d’actualité) : 107 Add to Cart Buttons of the Top Online Retailers.

Une collection de boutons d'ajout au panier

Au final, existe-t-il une règle ultime en matière de conception de bouton ? Non pas réellement de règle ultime, plutôt un ensemble de bonnes pratiques de conception en fonction du contexte : fenêtre nodale, formulaire, commerce en ligne, application en ligne…