Lorsque vous êtes sur un site web et que vous souhaitez revenir sur la page d’accueil, il y a 99% de chances pour que vous cliquiez instinctivement sur le logo en haut à gauche. C’est ce que l’on appelle une convention, c’est comme une hypothèse communément admise.
Oui mais voilà : où est-il expliqué qu’un clic sur le logo permet de revenir sur la page d’accueil ? Dans le meilleur des cas, vous avez un item de navigation intitulé ‘Accueil‘ (éventuellement un chemin de navigation) mais que se passe-t-il pour le 1% d’internautes pour qui cette règle du clic sur le logo n’est pas assimilée ?
Seriez-vous prêt à prendre le risque de perdre ou à mettre en situation de frustration 1% de vos visiteurs ?
Voilà pourquoi certains on décidé que l’affichage du logo avec un lien ne suffisait pas pour faire comprendre aux internautes qu’en cliquant dessus ils pouvaient revenir à la page d’accueil. Ils ont ainsi ajouté un retour visuel au survol de la souris pour faciliter la compréhension de cette règle de navigation tacite.
Exemple avec Amazon US (un filet avec un lien ‘Homepage‘) et Facebook (un picto de maison) :

/!\ Billet initialement publié sur FredCavazza.net.
Je vous propose de découvrir un concept qui me tient à cœur : la simplexité (contraction de simplicité et complexité). Pour faire simple, la simplexité est un art qui consiste non pas à simplifier un produit complexe, mais plutôt à rendre à priori simple un produit qui ne peut pas être simplifié sous peine de ne pas remplir sa fonction.
La première fois que j’ai entendu parler de ce terme c’était chez Renault où un réel effort est déployé pour améliorer le confort d’utilisation et la lisibilité des tableaux de bord (SVP pas de troll dans les commentaires). Mais cette notion s’applique à de multiples domaines comme le design (exemple ici : Quand les constructeurs de l’EGP misent sur le design), l’art (notamment avec des artistes comme Constantin Brâncuşi) ou encore le managment (Manager soyez dans l’art de la simplexité).
C’est d’ailleurs de ce dernier article que je tire une première définition : “Art qui consiste àrendre simple les choses compliquées et à vulgariser le monde dans le but de le mettre à la portée de tous“.
Appliquée à la conception d’interfaces web, qu’est-ce que ça pourrait bien donner ? Voilà ce que je vous propose : “Une interface à la simplicité apparente pour un service à la complexité induite“.
Illustration avec Gmail et son interface de rédaction d’un email : les options sont nombreuses (car c’est comme ça que les systèmes de messagerie fonctionnent) mais les équipes de Google ont trouvé l’astuce en masquant un maximum de choses.
Regardez bien cette copie d’écran, à gauche la version initiale (à l’ouverture de la page) et à droite la version complète (avec toutes les options déployées) :


L’impression de simplicité à l’ouverture de la page est réelle, par contre en cliquant sur différents liens on s’aperçoit que toutes les options sont bien là. Et voilà : simplicité apparent pour un service à la complexité induite.
/!\ Billet initialement publié sur FredCavazza.net.